Nous avons officiellement signé aujourd'hui notre contrat avec les Editions Alternatives. Un contrat qui vient sceller un an de discussion et de négociation avec le directeur littéraire Gérard Aimé, que nous remercions ici pour sa disponibilité, sa confiance et son engagement.
Affichage des articles dont le libellé est éditions alternatives. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est éditions alternatives. Afficher tous les articles
Genèse
10/03/2009
- Par Cyril Cavalié
-
0 commentaire
Comment tout cela a-t-il commencé ? Comment nous sommes-nous rencontrés ? Pourquoi avoir choisi un tel sujet ? Autant de questions qui nous ont été posées ces derniers mois, auxquelles nous allons ici essayer de répondre...
Nous nous sommes rencontrés début septembre 2007 par hasard, à l'occasion du 19e Festival international de photojournalisme, Visa pour l'image, à Perpignan.
J'avais pour ma part déjà réfléchi à l'idée de faire un tel livre depuis un an – pour avoir travaillé pendant plusieurs années sur les actions menées par divers collectifs –, idée dont j'ai touché deux mots à Sébastien, qui a tout de suite été séduit par ce projet.
Nous nous sommes revus très vite à Paris, en septembre puis en octobre, pour rediscuter du projet et réfléchir ausi bien à son contenu qu'au contenant.
Début novembre, Sébastien rédige un premier synopsis. De mon côté, je sélectionne une trentaine de photos. Ensemble, nous dressons une liste d'une vingtaine d'éditeurs à contacter et à démarcher.
Mi-janvier 2008. Nous visitons quelques librairies bien achalandées pour passer en revue les éditeurs et les collections susceptibles de se laisser convaincre par notre idée. Nous réduisons notre liste et envoyons nos premiers dossiers par courrier électronique, avec la présentation de notre projet sous la forme d'un texte et d'une planche-contact.
Février, mars, entre deux reportages, nous reformulons plusieurs fois notre synopsis et affinons la sélection des photos. Nous téléphonons aux éditeurs et continuons à leur envoyer notre dossier, y compris par voie postale.
Courant avril, nous rencontrons quatre ou cinq éditeurs, dont deux se montrent d'emblée très intéressés.
Fin mai 2008 : trois réponses. La première, par courrier électronique. Mi-figue mi-raisin. L'éditeur salue avec enthousiasme notre projet, jugé “pertinent, percutant, original et bienvenu”, mais avoue traverser une passe difficile et prévoir pour l'avenir “une production qui laissera moins de place que par le passé à la photographie”. La seconde réponse, par téléphone, est négative. L'éditeur n'est pas intéressé par le projet en l'état. Il nous soumet une autre propre proposition, sans photos, avec un axe différent du nôtre. Nous la déclinons. La dernière réponse provient des Editions Alternatives, immédiatement convaincues de la qualité du contenu et de l'intérêt du sujet. L'éditeur, rencontré un mois plus tôt, nous demande pour la mi-juin un premier chapitre écrit, accompagné de photos légendées.
Début juin. Nouvelle réponse, par téléphone, de l'un des éditeurs que nous avions rencontrés. Lui aussi nous fait une autre proposition, sous la forme d'un projet qui ressemblerait plus à un essai qu'à un livre de photos, avec principalement du texte et quelques illustrations. Nous nous laissons du temps pour réfléchir, certains malgré tout de refuser de nous en tenir qu'à du texte et d'écarter toute photographie – notre sujet étant éminemment visuel.
Mi-juillet. Le comité éditorial du groupe auquel appartiennent les Editions Alternatives, à savoir la maison Gallimard, accueille favorablement notre projet.
Début août. Réponse défavorable d'un autre éditeur, qui nous déclare avoir fait “l'amère expérience de ce type de réalisation, très coûteuse et impossible à rentabiliser sur les ventes en librairie”. En ajoutant que “seuls sont retenus les projets dont une partie de la production est pré-vendue à une institution, une collectivité territoriale ou autre”. Nous voilà désormais au fait qu'un livre de photos imprimé en couleur entraîne des coûts tels que les éditeurs ne peuvent plus eux-mêmes les prendre en charge entièrement.
De septembre 2008 jusqu'au premier trimestre 2009, nos échanges avec le directeur des Editions Alternatives se succèdent, à un rythme d'un à deux rendez-vous mensuels. Sébastien avance sur ses chapitres, tandis que je continue à travailler sur ma sélection de photos.
Voici résumée, ce qui constitue sans doute la première partie de notre parcours du combattant. Avec l'impression que la seconde sera tout aussi riche...
Un nouvel art de militer
02/03/2009
- Par Cyril Cavalié
-
0 commentaire
Libellés :
anonymous
,
brigade activiste des clowns
,
déboulonneurs
,
désobéissants
,
éditions alternatives
,
jeudi noir
,
présentation
144 pages imprimées en quadrichromie
229 photos couleur, format 21 x 23 cm
Editions Alternatives, collection Société
ISBN : 978-286227-615-1
Ils son
t le visage de la contestation des années 2000. Jeudi Noir, Déboulonneurs, Brigade activiste des clowns, Désobéissants, Anonymous... au-delà des formes traditionnelles que sont la grève ou la manifestation, une nouvelle génération de militants est apparue dans l’espace médiatique et agite régulièrement le cours de l’actualité. Chez eux, pas de chef, pas de violence, pas de longs discours théoriques, mais un goût prononcé pour l’humour et les mises en scènes spectaculaires, et un sens manifeste de la créativité dans l’action. Qu’ils soient légaux ou non, tous les moyens sont bons pour frapper les esprits.
Issues des traditions de la désobéissance non-violente et de la mouvance alter, ces tactiques ne sont certes ni inédites ni exclusives, mais elles ont réussi à s’imposer avec force dans le paysage des pratiques militantes. Dans un contexte de remise en cause des organisations classiques et des idéologies globalisantes, où l’image et Internet occupent une place de plus en plus centrale dans la circulation des idées, elles sont aussi un symptôme de l’entrée des mouvements sociaux dans l’ère de la communication et de l’atomisation des comportements. A la structure verticale de la hiérarchie s’est substituée l’horizontalité du réseau. A l’utopie incertaine d’un bouleversement radical de société se sont substituées les opérations « coup de poing » pour le changement ici et maintenant.
Un nouvel art de militer propose une visite vivante et colorée de ces réseaux activistes. A la manière du reportage, l’ouvrage restitue en photos et en mots le récit des actions les plus mouvementées. On y croise des clowns sous-marins, des sauveteurs de riches, des barbouilleurs d’enseignes, des planteurs sauvages de tournesols… tous réunis dans une même esthétique. En mettant tour à tour en évidence les causes auxquelles ils s’attachent (précarité, écologie, publicité, contrôle sécuritaire…), le livre invite aussi à une réflexion de fond sur notre modèle de société, dont il brosse un état des lieux critique et inquiétant.
> Consulter le sommaire
> Voir quelques photographies
229 photos couleur, format 21 x 23 cm
Editions Alternatives, collection Société
ISBN : 978-286227-615-1
Ils son
t le visage de la contestation des années 2000. Jeudi Noir, Déboulonneurs, Brigade activiste des clowns, Désobéissants, Anonymous... au-delà des formes traditionnelles que sont la grève ou la manifestation, une nouvelle génération de militants est apparue dans l’espace médiatique et agite régulièrement le cours de l’actualité. Chez eux, pas de chef, pas de violence, pas de longs discours théoriques, mais un goût prononcé pour l’humour et les mises en scènes spectaculaires, et un sens manifeste de la créativité dans l’action. Qu’ils soient légaux ou non, tous les moyens sont bons pour frapper les esprits.Issues des traditions de la désobéissance non-violente et de la mouvance alter, ces tactiques ne sont certes ni inédites ni exclusives, mais elles ont réussi à s’imposer avec force dans le paysage des pratiques militantes. Dans un contexte de remise en cause des organisations classiques et des idéologies globalisantes, où l’image et Internet occupent une place de plus en plus centrale dans la circulation des idées, elles sont aussi un symptôme de l’entrée des mouvements sociaux dans l’ère de la communication et de l’atomisation des comportements. A la structure verticale de la hiérarchie s’est substituée l’horizontalité du réseau. A l’utopie incertaine d’un bouleversement radical de société se sont substituées les opérations « coup de poing » pour le changement ici et maintenant.
Un nouvel art de militer propose une visite vivante et colorée de ces réseaux activistes. A la manière du reportage, l’ouvrage restitue en photos et en mots le récit des actions les plus mouvementées. On y croise des clowns sous-marins, des sauveteurs de riches, des barbouilleurs d’enseignes, des planteurs sauvages de tournesols… tous réunis dans une même esthétique. En mettant tour à tour en évidence les causes auxquelles ils s’attachent (précarité, écologie, publicité, contrôle sécuritaire…), le livre invite aussi à une réflexion de fond sur notre modèle de société, dont il brosse un état des lieux critique et inquiétant.
> Consulter le sommaire
> Voir quelques photographies
Inscription à :
Articles (Atom)